Tout savoir sur les vérandas aluminium.

Lexique

Un lexique pour tout savoir sur la véranda, sa structure et les différents concepts qui la caractérisent. Voilà un outil bien utile pour vous aider à y voir clair dans un jargon professionnel parfois hermétique mais essentiel pour comprendre et s’aventurer dans le domaine de la véranda.

Acier : Pionnier en matière de profilés* pour véranda, au même titre que le bois, l’acier est à ta fois très résistant et malléable, ce qui permet la création de grandes portées, dans des formes très libres et avec une section réduite qui fait la part belle aux vitrages*. Sensible à l’oxydation et piètre isolant, ce matériau requiert cependant un traitement anticorrosion onéreux afin de satisfaire aux exigences actuelles en matière de véranda. C’est donc essentiellement pour des raisons financières qu’il se fait rare aujourd’hui bien qu’il demeure une valeur sûre lorsque l’esthétique à l’ancienne est dictée par impératifs architecturaux.

Aération : voir Ventilation

Allège: Partie pleine située à la base des fenêtres et portes-fenêtres, remplaçant le muret, fixe ou solidaire de la partie ouvrante et souvent décorée de moulures.

Aluminium : Incontestable leader du marché actuel des profilés* de véranda, l’aluminium doit sa prédominance à ses qualités mécaniques, sa relative facilité de mise en œuvre et d’entretien et surtout à deux grandes évolutions techniques et esthétiques qui ont effacé les handicaps qu’il accusait jadis sur les autres types de profilés en matière d’isolation thermique*, de condensation* et d’esthétique. Ces différents inconvénients sont aujourd’hui résolus par la rupture de pont thermique et le thermolaquage*. Par ailleurs, on apprécie sa légèreté et sa grande rigidité qui permettent la réalisation de portées très importantes tout en conservant un profilé d’une grande finesse. Son étanchéité et sa durabilité exceptionnelle sont tout aussi appréciées.

Anodisation : Traitement de l’aluminium*, plus ancien que le thermolaquage*, mais qui revient au goût du jour grâce à son look très « tendance ». Le procédé consiste à plonger les profilés* aluminium dans un bain chimique afin de provoquer une oxydation artificielle et superficielle qui augmente son poli et sa résistance à la corrosion. Les profilés sont ensuite teintés dans un bain d’oxyde de métal puis dans un bain de vapeur spécial. L’anodisation permet d’obtenir une couche protectrice plus dure que le verre et donc très résistante. Elle est transparente et conserve donc l’aspect métallique de l’aluminium agrémenté de nuances.

Bi-profilé : Se dit d’un profilé* mixte qui associe deux matériaux différents comme le bois* et l’aluminium*. Ce type de profilé se présente en plusieurs variantes selon les fabricants. La solution la plus en vue et qui offre le plus de garanties est constituée d’un profilé intérieur en bois couplé à un profilé extérieur en aluminium. Les deux composantes sont séparées par une chambre intermédiaire en matériau synthétique qui fait office de rupture thermique*. De cette manière, le bois et l’aluminium n’entrent pas en contact. Leur différence en terme de stabilité dimensionnelle exige cette séparation au risque d’encourir certains ennuis. Une autre conception consiste en un profilé aluminium classique à rupture thermique sur lequel on fixe un fin parement intérieur en bois. L’inverse existe également avec un profilé complet en bois couplé à un capot extérieur en aluminium, avec joint de séparation intermédiaire.

Bois : Peu à peu supplanté par l’aluminium* en matière de profilés*, le bois conserve pourtant la préférence d’un grand nombre de fabricants et d’utilisateurs grâce à son charme et à sa sensualité incomparable. Les préjugés défavorables dont il souffre apparaissent aujourd’hui comme injustifiés en regard des progrès accomplis en menuiserie extérieure. Le bois offre en effet un grand nombre de qualités naturelles. 1\est isolant sur le plan thermique, étanche à l’eau et au vent, il absorbe les bruits, est durable et vieillit bien, résiste à l’effraction mais aussi au feu, il se travaille aisément et s’entretient facilement contrairement aux préjugés les plus tenaces. L’évolution des techniques et les innovations récentes en matière d’assemblage et de traitements de finition en font aujourd’hui un matériau des plus performants. Les essences les plus employées pour les profilés* de véranda sont le Cèdre rouge (Western Red Cedar), le Méranti, le Merbau, mais aussi d’autres bois exotiques réputés imputrescibles comme l’Afzelia, l’Afrormosia ou l’Iroko.

Châssis : Cadre en bois, en métal ou en PVC destiné à recevoir un vitrage. Le châssis se divise en deux parties : châssis fixe ou dormant* et châssis mobile ou ouvrant*.

Chauffage : C’est la façon d’occuper la véranda qui va déterminer le choix d’un mode de chauffage. Si l’on souhaite y vivre toute l’année, le chauffage est indispensable alors qu’en cas d’utilisation saisonnière, il peut s’avérer superflu ou du moins rester au stade d’appoint. Si l’on opte pour la première solution, l’installation d’un système de chauffage exige l’adoption d’un double vitrage afin d’éviter une déperdition de chaleur trop importante et ruineuse et des phénomènes de condensation. En matière de chauffage pour véranda, il existe plusieurs options. L’extension du chauffage central de la maison est la plus courante mais présente un inconvénient en période de très grand froid car il faudra pousser la puissance de chauffe de la chaudière, ce qui aura des répercussions sur la facture énergétique. Pour éviter ce problème, on peut opter pour un système indépendant, via un ou plusieurs convecteurs électriques équipés de thermostats.

Une autre solution offrant un confort incontestable est le chauffage basse température par le sol. Ce système maintient une température minimum du sol à environ 14° C et peut être couplé à un chauffage d’appoint pour les jours de grand froid. Ce dispositif n’est cependant envisageable que pour les constructions neuves ou les rénovations importantes. La dernière option réside dans l’installation d’un climatiseur réversible qui, par inversion du cycle, peut faire office d’appareil de chauffage.

Chéneau : Gouttière recueillant les eaux pluviales en bas d’une pente de toiture et les canalisant vers les tuyaux de descente.

Chevron : Pièce de bois de section moyenne, utilisée en charpente, reposant sur le faîtage* et le chéneau* et qui supporte le matériau de remplissage*.

Climat : La construction d’une véranda, le choix des techniques et des matériaux* sont partiellement tributaires du climat local. La situation géographique, l’ensoleillement et les vents régionaux sont autant de paramètres à prendre en compte. En simplifiant, on distingue dans ce domaine quatre grandes zones climatiques. Les régions océaniques se caractérisent par des précipitations abondantes, un ensoleillement faible (au nord) à fort (au sud) et une amplitude de températures moyenne. Dans ce type de climat, l’apport d’une véranda trouve une réelle justification car cet espace, s’il est bien conçu, permet d’y vivre en toutes saisons. Les régions méditerranéennes sont caractérisées par des hivers doux et des étés chauds et secs, de faibles précipitations, la rareté des gelées mais des vents violents. Dans ces régions au climat privilégié, la construction d’une véranda peut s’avérer moins utile. On lui préfère alors un espace du type pergola. Les régions continentales (Centre et Est) ont des saisons très contrastées. Dans ce cas, la véranda se justifie pleinement à condition d’adapter les matériaux à ces conditions rigoureuses. Les régions montagneuses enfin se distinguent par une amplitude de température extrême. Le climat y varie selon l’altitude et les chutes de neige jouent un rôle important. La construction d’une véranda requiert dans ce contexte une étude spéciale et l’utilisation de matériaux adaptés.

Climatisation : Par climatisation, nous entendons le contrôle climatique de la véranda, à savoir le contrôle de la température et de l’humidité. Il convient ici de distinguer climatisation naturelle et artificielle. La climatisation naturelle recouvre tous les procédés qui ne font pas appel à une source d’énergie extérieure et qui mettent en œuvre deux processus, d’une part le contrôle de la température par les qualités spécifiques du matériau de structure* et du vitrage* et d’autre part le contrôle de la température, de l’humidité et de la qualité de l’air ambiant par la ventilation* de la véranda. La climatisation artificielle passe par l’installation d’un climatiseur, un appareil qui permet de prélever des calories dans un endroit pour les rejeter dans un autre lieu. Ce genre d’appareil, outre sa fonction de rafraîchissement de l’air, doit également le déshumidifier et le purifier par filtration. Il existe plusieurs types de climatiseurs. Les plus’ 116 performants aujourd’hui sont les climatiseurs de type réversible, capables de rafraîchir l’air en été et de le réchauffer en hiver par un système d’échange de chaleur.

Coefficient d’isolation : On mesure la capacité d’isolation d’un bâtiment par son coefficient G. Il s’agit d’un coefficient volumique de déperditions thermiques d’un bâtiment, dépendant de sa forme, de sa composition et de sa situation géographique. Plus un bâtiment est isolé, plus les déperditions sont faibles et plus le coefficient G est bas. Le fait d’adjoindre une véranda diminue généralement le coefficient G d’une maison, c’est-à-dire diminue les déperditions de chaleur de cette maison vers l’extérieur par l’effet de serre*.

Condensation : Ce phénomène est intimement lié à l’humidité relative de l’air ambiant. A une température donnée, l’air ne peut contenir qu’une certaine quantité d’eau vaporisée (humidité). Lorsqu’à cette température l’air contient le maximum de ce qu’il peut contenir, on dit que l’humidité relative est de 100%. Au delà, cette vapeur se condense et retrouve sa forme liquide. C’est l’eau dite de condensation. L’air chaud peut contenir plus de vapeur d’eau que l’air froid. Les 100% d’humidité relative seront donc plus vite atteints dans l’air froid que dans l’air chaud. La condensation apparaît lorsque la concentration d’humidité dépasse le seuil des 100% ou lorsque l’air ambiant saturé  l’humidité entre en contact avec les surfaces vitrées plus froides. C’est surtout le cas en hiver. Pour y remédier, on dispose essentiellement de deux moyens: par évacuation de l’humidité vers l’extérieur (voir Ventilation*) et par isolation*(rupture thermique, double vitrage).

Console : Moulure ou ferronnerie saillante, souvent en forme de volute ou de S, et qui sert de support à un chéneau* ou à une marquise* par exemple.

Coupure thermique : voir Rupture de pont thermique

Coût : Il est difficile, voire impossible d’évaluer le coût moyen d’une véranda car celui-ci dépend de  nombreux paramètres comme l’importance des fondations*, le choix des matériaux de structure* et de remplissage* et l’équipement de confort. Sachez cependant qu’à caractéristiques égales ; le bois et le PVC ont un coût plus ou moins équivalent tandis que l’aluminium à rupture de pont thermique coûte environ 50 % plus cher. Quant à l’acier qui s’apparente à de la haute couture, le prix est généralement le plus élevé. En ce qui concerne les matériaux de remplissage, et par rapport au verre simple, les panneaux alvéolaires* valent 25 % de plus, le double vitrage vaut le double ou le triple et le vitrage renforcé le quintuple.

Croisillons : Fines boiseries décoratives qui se croisent pour diviser un châssis* de fenêtre. Les croisillons peuvent être externes (posés sur le vitrage) ou internes, c’est-à-dire intégrés à l’intérieur du double vitrage.

Dormant : Partie fixe d’un châssis*, par opposition à l’ouvrant*.

Effet de serre : Pour comprendre ce phénomène au niveau de la véranda, il faut faire appel à la notion de longueur d’onde. Le soleil émet de la chaleur par rayonnement infrarouge. Les objets  solides présents dans une pièce (meubles, plantes, murs, revêtements de sol) redistribuent eux aussi par rayonnement une partie de la chaleur qu’ils ont emmagasinée. Or tout rayonnement se caractérise par une certaine longueur d’onde. Celle du rayonnement solaire est différente de celle du rayonnement émis par les objets. Le vitrage de la véranda laisse passer les ondes courtes infrarouges du rayonnement solaire mais ne transmet pas les ondes longues du rayonnement des objets. Il laisse donc entrer la chaleur du soleil mais ne la laisse plus ressortir. Cette chaleur est piégée à l’intérieur de la véranda : l’est l’effet de serre. Pour y remédier, il faut diminuer la transmission de chaleur vers l’intérieur (voir Protection solaire* et Vitrage*) ou favoriser son évacuation (voir Ventilation et Climatisation*).

Faîte/Faîtage : Poutre en bois ou en métal formant l’arête supérieure d’une toiture et sur laquelle reposent les chevrons.

Fonctions : La véranda en général  ne se définit pas comme un espace unifonctionnel. Elle peut tenir lieu de salon, de salle à manger, de cuisine, de salle de jeux pour les enfants, de bureau, d’atelier, de jardin d’hiver pour les plantes ou encore de terrasse couverte, espace de transition orienté vers le jardin. La fonction qu’on lui attribue peut être déterminante pour sa conception, son emplacement, son orientation* et son aménagement.

Fondations : Ensemble des travaux nécessaires pour constituer l’assise d’une construction sur le sol et en assurer la stabilité. Une simple dalle en béton posée à même le sol n’est pas suffisante, même pour une véranda. Effectuées sur un terrain sain et homogène, après drainage, les fondations en béton d’une véranda doivent être basées sur un tracé rigoureux. La largeur et la profondeur des fondations dépendront de la nature du sol et du poids de la construction (traditionnellement entre 80 et 100 cm de profondeur). Les structures de la véranda seront boulonnées sur le mur de fondation en béton. Il est essentiel que les fondations soient dotées d’une isolation thermique afin d’éviter la remontée d’humidité en provenance du sol.

Galvanisation : Opération qui consiste à recouvrir une pièce métallique par un dépôt métallique  différent, en couche fine et par électrolyse à chaud, afin de protéger la pièce de l’oxydation. Le  zingage* ou galvanisation au zinc est utilisée principalement pour la protection de l’acier.

Imposte : Partie fixe ou mobile, généralement vitrée, située au-dessus d’une porte ou d’une fenêtre.

Isolation : L’isolation de la véranda, essentielle pour son confort et son habitabilité, est tributaire du choix des matériaux* et de son étanchéité (voir Joint d’étanchéité*). La fonction* qui est attribuée à cet espace sera également déterminante pour juger du niveau d’isolation à atteindre. Les évolutions technologiques récentes ont permis d’améliorer considérablement le degré d’isolation de la véranda, tant au plan thermique qu’acoustique. Voir à ce propos les articles consacrés aux matériaux* et au vitrage*.

Jardin d’hiver : Pièce vitrée, chauffée ou non, spécialement aménagée pour favoriser la culture des plantes d’intérieur ou pour recueillir en hiver les plantes extérieures qui craignent le gel. Par extension, le jardin d’hiver est devenu synonyme de véranda.

Joint d’étanchéité : Elément séparant des matériaux juxtaposés (châssis et vitrage, profilé et maçonnerie par exemple) et dont il convient d’assurer la liaison afin de garantir l’isolation ainsi que l’étanchéité à l’eau et au vent. La présence de joints d’étanchéité est essentielle pour garantir le confort et l’habitabilité de la véranda.

Lamellé-collé : Cette technique permet de fabriquer des profilés constitués de lamelles de bois de 24 à 28 mm d’épaisseur, assemblées par collage. Les profilés* qui en résultent peuvent atteindre des portées importantes de l’ordre de 3 à 6 mètres, d’une grande stabilité dimensionnelle tout en conservant une section raisonnable. La technique du lamellé-collé fut en effet conçue à l’origine pour des applications en charpente. Elle s’est développée ensuite en menuiserie et en huisserie car elle permettait d’affiner les profilés tout en obtenant une résistance mécanique accrue par rapport au bois massif (+ 30 % à section comparable). Dans le cas du lamellé-collé, l’imputrescibilité est obtenue par traitement préalable du bois. Le lamellé-collé permet en outre d’utiliser des essences indigènes moins onéreuses comme le pin ou l’épicéa.

Lanterneau : Cage vitrée en surélévation sur la toiture et ayant une fonction d’éclairage naturel et/ou de ventilation.

Législation : La législation en matière de construction varie selon les pays et les régions. La véranda n’échappe pas à cette règle. D’une manière générale, la construction d’une véranda se voit imposer l’octroi d’une autorisation. En Belgique, il s’agit du permis d’urbanisme qui doit faire l’objet d’une demande auprès de l’administration communale concernée et sur base d’un projet remis par un architecte. En France, une demande de permis de construire doit être adressée à la mairie du domicile. Ces demandes sont ensuite transmises aux administrations compétentes avec l’avis des autorités locales. Il est conseillé de confier ces démarches à un architecte. Il est par ailleurs formellement déconseillé d’entamer les travaux avant l’obtention du permis au risque de subir des poursuites judiciaires et de se voir contraint de démolir.

Maçonnerie : voir Soubassements.

Marquise : Auvent vitré situé au-dessus d’une entrée.

Matériaux : En matière de véranda, il convient de distinguer les matériaux de structure (voir Acier*, Aluminium*, Bois* et PVC*) et les matériaux de remplissage (voir Vitrage*, Polycarbonate*, Panneaux alvéolaires*).

Orangerie : Au sens strict, il s’agit d’une pièce non accolée à la maison, possédant des façades vitrées et une toiture plate non vitrée, destinée à abriter en hiver les plantes qui ne supportent pas le gel. Par extension, ce terme est devenu synonyme d’un certain type de véranda.

Orientation : En matière de véranda, il n’y a pas d’orientation idéale. Toutes les solutions peuvent être envisagées d’autant que l’implantation même de l’habitation détermine le plus souvent celle de la véranda. Néanmoins certaines règles peuvent être utiles. Dans une région à fort ensoleillement, on optera de préférence, si cela est possible, pour une orientation sud-est de manière à capter un maximum d’ensoleillement le matin afin de pallier les déperditions calorifiques de la nuit. L’énergie absorbée le matin sera suffisante pour la seconde moitié de la journée. En outre cette solution  permet d’éviter un ensoleillement trop intensif durant l’après-midi. Dans les régions à ensoleillement moyen, souvent brumeuses le matin, on choisira de préférence une orientation sud-ouest. Peu présent au lever, le soleil peut devenir plus généreux l’après-midi. Dans les régions océaniques, en particulier à proximité du littoral, il est conseillé d’opter pour une orientation à l’est afin de se protéger des vents dominants venant de l’ouest.

Ossature : Par ossature, on entend la structure qui supporte le remplissage* de la véranda. Voir aussi Matériaux*.

Ouvrant : Partie mobile de certains châssis par opposition à dormant*. On distingue différents types d’ouvrants: battant à la française (vers l’intérieur), battant à l’anglaise (vers l’extérieur), oscillo-battant, coulissant, à frappe, à soufflet ou à guillotine.

Panneau alvéolaire : Panneau en matériau synthétique (polycarbonate* ou polymétacrylate) constitué de plusieurs parois obtenues par extrusion (généralement deux ou trois) et séparées par de petites cloisons perpendiculaires délimitant des alvéoles.

Permis d’urbanisme : voir Législation

Polycarbonate : Disponible en plaque pleine ou alvéolée (voir Panneau alvéolaire*) le polycarbonate est un matériau plastique translucide ou semitransparent, d’une grande légèreté et offrant néanmoins une résistance exceptionnelle aux chocs et de bonnes qualités d’isolation (surtout en triple paroi). Il est utilisé comme substitut au verre dans le remplissage de toiture, d’autant que son coût est sensiblement moins élevé. Sa transmission de lumière est cependant plus faible que celle du verre et â tendance à se détériorer avec le temps.

Pont thermique : Défaut d’isolation d’un matériau, d’un profilé, responsable d’une perte de chaleur. Voir également Rupture de pont thermique.

Profilé : Produit métallurgique (acier, alu…) de grande longueur, possédant une section constante et une forme (profil) déterminé. On parle de profilé « en épine » ou en T lorsque la surface vue de l’intérieur est parfaitement plane  et de profilé « tubulaire » lorsque le renfort est visible de l’intérieur, la surface extérieure étant plane.

Protection solaire : Qu’elles soient intérieures ou extérieures, les protections solaires d’une véranda jouent un rôle primordial à plus d’un titre. Elles permettent de réduire l’excès de chaleur à l’intérieur de la véranda et contribuent également à limiter l’excédent de lumière, néfaste pour les hommes, les plantes ou le mobilier. Elles participent également à l’isolation acoustique de la véranda, préservent l’intimité de ses occupants et enfin soignent l’esthétique des lieux en habillant les larges baies vitrées. Il existe un grand nombre de solutions en la matière. Le choix se fera en fonction de critères particuliers, propres à chaque situation. D’une manière générale, les protections extérieures priment par leur efficacité en termes d’isolation thermique, mais sont plus difficiles à mettre en œuvre sur certaines toitures. Parmi elles, on peut distinguer les canisses, les stores coulissants à guidage latéral, les volets roulants, les brise-soleil fixes ou orientables et les screens. Les stores intérieurs sont en revanche plus appréciés pour leurs qualités esthétiques ; en outre, leur conception est plus modulable et permet d’occulter sur mesure tous les types de vitrages. On distingue ici cinq grandes catégories : les stores vénitiens, les stores californiens, les stores à enrouleurs, les stores plissés ou romains et les stores bateau ou américains. La plupart des systèmes peuvent être motorisés et même automatisés.

PVC : Le PVC ou chlorure de polyvinyle est une matière plastique qui connaît de nombreuses applications industrielles, notamment en matière de menuiserie. Il est cependant peu employé dans nos régions sur le marché des profilés* de véranda. Ses qualités en matière d’isolation, de longévité, de résistance aux intempéries et d’entretien ne sont pas en cause. C’est essentiellement la faible portance de ses profilés, incompatible avec les vitrages particulièrement larges des vérandas, mais aussi sa dilatation élevée (10 fois supérieure à celle de l’aluminium) et sa moindre résistance aux UV qui posent problème.

Remplissage : Matériau choisi pour habiller la toiture et les châssis*. On distingue ici trois types de remplissage : verre*, panneaux alvéolaires* translucides (polycarbonate* par exemple) et panneaux isolants opaques (type sandwich).

Rupture de pont thermique : Ce terme recouvre tout procédé permettant de remédier au défaut d’isolation engendré par un pont thermique*. Dans le cas le plus courant en matière de véranda, à savoir celui des profilés* d’aluminium, la technique la plus aboutie est celle du système de profilé à trois chambres. Ce type de profilé est constitué de deux chambres distinctes (intérieure et extérieure) reliées entre elles par une barrette isolante ou chambre d’isolation, généralement en polyamide renforcée de fibre de verre. La valeur thermique d’un profilé est ainsi déterminée par la distance séparant la chambre intérieure et la chambre extérieure, en d’autres termes par la taille des barrettes isolantes. Plus elles sont larges, plus le coefficient d’isolation du profilé est élevé.

Serre : Construction vitrée, chauffée ou non, accolée ou non à la maison, et conçue pour la culture des végétaux exotiques ou fragiles, à l’abri des aléas de la météo.

Sol : Le choix du revêtement de sol dans la véranda sera le reflet de goûts personnels mais sera aussi déterminé par la fonction* attribuée à cet espace. Un souci d’harmonie peut également intervenir dans ce choix. Lorsque la véranda est conçue comme une extension du séjour, on pourra prolonger le revêtement de sol de ce séjour afin d’établir une continuité harmonieuse. Pour une véranda plutôt orientée vers le jardin et la terrasse, on peut envisager au contraire une continuité entre le sol de la verrière et celui de la terrasse. Quel que soit le choix, on veillera à choisir un revêtement qui répondent aux exigences de la fonction en terme de résistance, mais aussi au souci de climatisation*. L’inertie thermique du  revêtement a en effet une influence non négligeable sur la climatisation naturelle de la véranda. A priori, tous les types de revêtement de sol peuvent convenir. Néanmoins, certains s’imposent naturellement tandis que d’autres ne trouveront grâce que dans des cas particuliers. La pierre naturelle est le revêtement qui offre le plus d’avantages sur les plans esthétique et thermique. Le carrelage céramique offre un choix très large et une résistance à toute épreuve. Le bois offre sa chaleur, sa capacité d’isolation et son esthétique particulière, mais il craint l’humidité et la chaleur excessive et doit donc être mis en œuvre dans un espace parfaitement conditionné. D’autres types de revêtement peuvent être envisagés comme le carreau de ciment, les briques et pavés, le tapis de pierre et les sols synthétiques ainsi que les tapis en fibres naturelles qui jouent à fond la carte « nature ».

Soubassement : Maçonnerie inférieure d’une construction, en l’occurrence d’une véranda, généralement en briques ou en pierres, et sur laquelle repose la structure (châssis). Le soubassement repose lui-même sur les fondations.

Stores : voir Protection solaire

Tabatière : Fenêtre pratiquée dans la toiture et dont le châssis* possède la même inclinaison que le versant du toit sur lequel il est installé. La tabatière est fermée par un abattant vitré qui s’ouvre toujours vers l’extérieur.

Thermolaquage : Technique de finition de l’aluminium relativement récente et qui s’effectue en plusieurs étapes. L’aluminium est d’abord dégraissé, nettoyé, chromaté et séché. Il est ensuite recouvert d’une première couche de support puis d’une couche de laque appliquée sous pression électrostatique. L’ensemble est ensuite cuit au four à une température de 190°C. Le thermolaquage offre un éventail quasi illimité de couleurs. Grâce aux propriétés particulières de ses composants, la poudre de polyester notamment, le thermolaquage confère aux profilés une excellente résistance, améliore leurs propriétés mécaniques et leur donne un aspect plus lisse qui rend leur entretien plus aisé.

Yasistas : Petit châssis ouvrant* vitré, généralement en imposte*.

Ventilation : Ce concept est tout à fait essentiel pour l’habitabilité d’une véranda. Comme l’étanchéité-de la véranda est un gage de bonne construction, il est donc nécessaire de concevoir un système de ventilation naturel qui permet de mettre l’air ambiant en mouvement, rendant ainsi possible son élimination et son remplacement par de l’air frais. La ventilation n’a pas pour seul effet de réduire la température intérieure, elle élimine aussi l’humidité accumulée et évacue l’air vicié par l’activité humaine et végétale. On estime dès lors qu’il convient de renouveler l’air de la véranda de 3 à 6 fois par heure pour une température moyenne de 20° C. Pour être efficace, la ventilation doit répondre à certains impératifs: l’entrée d’air frais doit être placée le plus bas possible, au ras du sol, tandis que l’évacuation doit se faire au point le plus haut de la véranda. De cette manière, le flux d’air doit parcourir et balayer tout le volume de la véranda.

Verre : voir Vitrage*

Vitrage : Le choix des vitrages est capital pour la véranda et doit tenir compte d’impératifs au niveau de la qualité et de la sécurité, sans compromis financier surtout si l’on souhaite vivre dans la véranda toute l’année. Il existe aujourd’hui sur le marché des produits verriers parfaitement adaptés à la conception d’une véranda. Dans les grandes lignes et si l’on excepte le simple vitrage absolument déconseillé, on distingue trois types de vitrages isolants: le double vitrage classique, le double vitrage antisolaire et le vitrage de sécurité. Le double vitrage classique consiste à enfermer une lame d’air déshydraté ou de gaz entre deux plaques de verre. Ces deux vitres peuvent être de même épaisseur (4-6-4), on parle alors de double vitrage symétrique, ou de différentes épaisseurs (6-8-10) soit un double vitrage asymétrique, le chiffre du milieu indiquant l’épaisseur en millimètre de la lame d’air et les chiffres extérieurs l’épaisseur des vitres. Le double vitrage réfléchissant ou antisolaire se décline dans une gamme relativement large. Le verre y est généralement teinté par dépôt d’une couche d’oxyde métallique sur l’une de ses faces. Ce traitement laisse passer la quantité de rayonnement solaire nécessaire au bon éclairage naturel de la véranda et renvoie le rayonnement excédentaire afin de diminuer l’effet de serre*. Le double vitrage de sécurité est conçu pour réduire la probabilité de sinistre par suite d’un choc, d’une déformation ou d’un incendie. Il est destiné essentiellement aux toitures de véranda. On distingue trois types de vitrages de sécurité : le verre armé dans lequel est incorporé un treillis d’acier (translucide et donc peu adapté à la véranda), le verre trempé qui se brise en petits morceaux émoussés mais qui ne peut être façonné sur place et le verre feuilleté qui intègre un intercalaire en matière synthétique qui permet d’éviter l’éclatement. Cette dernière solution a trouvé un vaste champ d’application dans le domaine de la véranda. Ses avantages sont en effet nombreux : visibilité intacte, isolation phonique supérieure, absorption des rayons UV, fendillement lors d’un choc et maintien des morceaux de verre.

Zingage : voir Galvanisation